Le placement d’argent reçu en héritage

Malgré que le décès d’un proche soit un moment tragique et difficile à surmonter, il faut avoir conscience de la temporalité souvent plus rapide imposée par l’arsenal juridique. En effet, le règlement de la succession doit être accompli dans les six mois qui suivent le décès. En matière pécuniaire, prévenir la banque est une étape importante dans le processus successoral. Ainsi, l’un des héritiers doit le faire en présentant un certificat de décès le plus rapidement possible. Ce document est récupérable à la mairie de la ville, où la personne s’est éteinte, dans les vingt-quatre heures. Il convient de noter que la charge de la preuve de l’hérédité incombe aux héritiers. Ces derniers doivent justifier leur identité en établissant un certificat d’hérédité auprès d’une autorité judiciaire ou administrative. Pour les sommes importantes, les donations et les testaments, un acte de notoriété est requis selon les conditions prévues dans l’article 730 du Code civil. À défaut de déclaration de décès au bout de dix ans, les fonds de divers comptes seront transférés à la Caisse des Dépôts et consignations, puis à l’État après trente ans. À titre d’information, les banques admettent généralement le paiement des frais d’obsèques sur le compte bancaire du défunt. Dans ce cas, ceux-ci peuvent exiger une facture.

Quelques options pour placer l’argent après un héritage

Après un héritage, les ayants droits se demandent souvent comment placer mon argent ? Aucune règle absolue ne prévoit la destination de l’argent perçu d’un héritage. Toutefois, selon la pratique, vous avez un large choix pour bien gérer votre capital. En fonction de la somme obtenue, de vos projets et de votre caractère d’épargnant ou d’investisseur, certaines alternatives paraissent plus judicieuses. S’il ne s’agit que d’une faible somme d’argent, il est recommandé de procéder à des placements classiques et sans risques comme le livret A ou les parts sociales d’agence bancaire. Par contre, dans le cas d’un montant patrimonial, il faut avoir une vision plus large quant au placement de celui-ci. La bourse est, par exemple, une option permettant d’investir sur le marché financier. Pour cela, il est préférable d’entreprendre ce placement à long terme sous couvert d’un Plan d’Epargnes en Action. Ce dernier présente de nombreux avantages tels que la délimitation des risques et l’exonération d’impôts sur les plus-values et les dividendes après 8 ans de détention. Il vous offre la possibilité d’investir en bourse de manière directe ou dans le cadre du Fonds Communs de Placement avec l’assistance d’un conseiller financier. Par ailleurs, vous pouvez opter pour l’assurance vie qui est un placement sûr avec des taux d’intérêt plus élevés que les traditionnels livrets.

Cas particulier de l’immobilier

En matière de succession, l’immobilier tient une place importante et constitue un excellent moyen de placement. En effet, en héritant un bien immobilier, vous avez le choix entre la vente et la location si vous souhaitez procurer des avantages pécuniaires. La cession d’immeuble est favorisée dans le cadre d’une indivision, d’autant plus qu’elle permet d’augmenter le capital. Celle-ci génère néanmoins plusieurs taxes, à l’instar de l’impôt sur les plus-values immobilières. Quant à la location, elle vous permet de percevoir des revenus réguliers. Il exige quand même une bonne gestion et des entretiens convenables. Vous avez également à régler certains frais et charges fiscales. Ainsi, pour ceux qui se demandent comment placer mon argent après l’héritage, acheter un immeuble pour se lancer dans la location est une bonne idée. S’il s’agit d’un logement neuf, vous bénéficierez d’une défiscalisation de 9 à 12 mois grâce au dispositif Pinel. Il est à noter que si vous achetez une maison en tant que résidence principale ou secondaire, des impôts et taxes particulières sont prévus.

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